vendredi 31 juillet 2026

100komma7 : De Serge Kollwelter erënnert sech

 


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23 min

De laangjärege President vun der Asti huet scho fréi ugefaange Fotoen, Bréiwer an Affichen am Kader vu sengem Engagement ze sammelen. Elo gouf dorausser eng Chronik. D'Christiane Kleer huet mat him doriwwer geschwat.

 https://100komma7.lu/show/Moiesstudio/202607060832/episode/De-Serge-Kollwelter-erennert-sech-Deel-1?pd=search

 

vendredi 20 mars 2026

Déclaration urgente des responsables du pays

20 mars 2026, veille du Festival

A l’occasion d’un raout ce weekend et en tant que  responsables du pays nous mettons les bouchées doubles en matière d’accueil et d’intégration en procédant à un changement de paradigme. Si à ce jour il était question de Härz a Verstand, le coeur cédera la place au Verstand: il s’agit simplement de faire oublier le coeur froid qui a trop marqué notre politique. Nous voulons faire oublier les déclarations  de quelques membres de l’équipe déformées par une presse malvaillante. Au lieu d’analyser notre politique inexistante, les médias ont fait état de notre joie pour chaque réfugié non venu, pour notre dégoût des jeunes hommes ukrainiens fuyant la guerre au lieu de se battre, de la déformation de l’avis de la commission consultative des droits de l’homme sur la mendicité. 


Pour mettre les compteurs à zéro, ces membres sont allés à confesse.


La présente déclaration est placé sous le règne de la RAISON :

1. la cohésion sociale et le vivre ensemble seront sauvés par la déclaration de l’état d’urgence en matière de logement  et la mise en place d’un plan d’action gigantesque de construction de logements.

2. il nous importe de permettre une vie familiale aux réfugiés, les délais pour répondre à une demande de regroupement familial passeront des 35 mois en pratique aux 9 mois prévus par la loi. 

3. le souci de cours obligatoires de langues pour réfugiés prévu depuis novembre 2023 , va démarrer.

4.  Un plan pour construire et rénover des structures d’hébergement pour réfugiés est prêt.

5. pour garantir une répartition des réfugiés à travers le pays, un accord avec le Syvicol est opérationnel

6. un projet de loi pour une couverture universelle des soins de santé sera déposé.


Ces 6 constituants de notre offensive de la RAISON , prévus pour l’essentiel déjà dans notre accord de coalition, vont - enfin- démarrer le 1 avril.


Les responsables du pays

jeudi 19 mars 2026

Umgang mit Flüchtlingen: Rauer Ton, rauere Taten

 


| 19.03.2026  WOXX

Der Ton in Bezug auf Flüchtlinge wird immer rauer. Max Hahn und Léon Gloden spucken rechtspopulistische Töne und ignorieren dabei das internationale Recht.

Flüchtlinge zu unterstützen ist wohl nur dann kein Problem, wenn sie in einem Lager weit weg von Luxemburg sind, wie Außeminister Xavier Bettel in Malawi zeigte. (Foto: MAE Luxembourg)

Familienminister Max Hahn (DP) macht Wahlkampf für die rechtsextreme ADR. Davon zeugen Sprüche wie die Aussage, dass man froh über jede*n Flüchtling sei, der nicht nach Luxemburg kommen. Die tätigte Hahn letzte Woche in einem Interview mit dem „Luxemburger Wort“. Kontext war der Krieg im mittleren Osten: Wie auch andere europäische Politiker*innen will Hahn offenbar keine oder möglichst wenige Flüchtlinge, etwa aus dem Iran, aufnehmen. Dabei gibt es in dem Land laut dem Flüchtlingshilfswerks UNHCR der Vereinten Nationen bereits 3,2 Millionen Binnenflüchtlinge. Im internationalen Recht wie der Genfer Flüchtlingskonvention gibt es aber keine Ausnahmen für Stimmungsschwankungen von Politiker*innen. Es ist ganz klar: Wer vor Krieg und Verfolgung flüchtet, hat ein Recht auf Asyl.

Der ADR gefallen solche Aussagen natürlich sehr gut. „Gut, dass keiner von uns dieser Aussage getroffen hat, dann hätte es wieder geheißen, das sei fremdenfeindlich“, amüsierte sich der Abgeordnete Dan Hardy auf dem Kongress der Partei. Natürlich könnte man Hahn so lesen, dass er nicht will, dass es Kriege gibt oder Menschen verfolgt werden. Doch weder er noch die Wähler*innen, die er mit der Aussage ansprechen wollte, sind naiv. Wer als hochrangiger Politiker in der größten Tageszeitung des Landes eine solche Aussage tätigt, weiß ganz genau, was er sagt. Die Zustände in den Flüchtlingsunterkünften, die Hahn mit gespielter Hilfslosigkeit verteidigt, sind politisch gewollt – Geld ist schließlich da, es wird nur für Aufrüstung und KI-Fabriken ausgegeben („La vie dans les hébergements“; woxx 1839).

Auch der CSV-Innenminister Léon Gloden steigt gerne für die ADR in den Ring. Im Interview mit „Paperjam“ behauptete er, Flüchtlinge kämen aus dem nahen Grenzgebiet in Frankreich nach Luxemburg, um hierzulande Drogen zu verkaufen. Auch wollte er im Februar ukrainische Männer lieber zurück an die Front schicken. Dabei gab es in den letzten 15 Jahren eine Reihe von Urteilen hoher Gerichte, die die Rechte von Deserteur*innen auf Asyl gestärkt haben. Als Jurist weiß Gloden das sicherlich – er fischt, genau wie Hahn, im rechten Wähler*innenbecken.

Mittlerweile ist das Schengen-Abkommen nur noch ein schlechter Witz, und das Mittelmeer bleibt weiterhin ein Massengrab.

Ist das nun ein besonders harter rechter Kurs der DP-CSV-Regierung? Das könnte man meinen, die Realität ist aber leider, dass solche Wortmeldungen durchaus Tradition haben. 2017 sprach die damalige Integrationsministerin Corinne Cahen (DP) von Asylsuchenden aus vermeintlich „sicheren“ Herkunftsländern als „déi, déi eis Misär maachen“. Auch der damalige Arbeitsminister Nicolas Schmit (LSAP) schürte Ängste vor Afrikaner*innen, die Asyl suchen und forderte eine weitere Abschottung Europas.

Im letzten Jahrzehnt wurde alles gemacht, um die EU-Außengrenzen tödlicher zu gestalten. Dies immer mit dem Argument, dann könnten die Binnengrenzen offen bleiben. Mittlerweile ist das Schengen-Abkommen nur noch ein schlechter Witz, und das Mittelmeer bleibt weiterhin ein Massengrab. Allein letztes Jahr sind laut dem UNHCR mindestens 1.952 Menschen auf der Flucht über das Mittelmeer gestorben. Das auch, weil lebensrettende Maßnahmen wie die Seenotrettung aktiv unterbunden werden. Die EU finanziert währenddessen lieber kriminelle Banden, die auf Schiffe von NGOs schießen („Schüsse auf Seenotretter“; woxx 1851).

Die harten Worte werden auch in Luxemburg mit der Umsetzung des EU-Migrationspakts zu Taten: Wer aus vermeintlichen „sicheren Drittländern“ stammt, muss ein schnelleres Verfahren über sich ergehen lassen. Für Homosexuelle aus den „sicheren Drittländern“ Ghana und Senegal heißt das: Obwohl Homosexualität in ihren Heimatländern illegal ist, müssen sie im Schnellverfahren beweisen, dass sie Recht auf Asyl haben. Aber von einer Regierung, die vorsieht, in bestimmten Fällen sogar Kinder einzusperren, kann man ohnehin kaum noch Menschlichkeit erwarten.


Lettre ouverte de la CCDH au Ministre des Affaires intérieures

 

Rapporteur national sur la traite des êtres humains

Forces de l’ordre et droits de l’Homme

Traite des êtres humains

La Commission consultative des Droits de l'Homme (CCDH) a adressé une lettre ouverte au Ministre des Affaires intérieures au sujet de ses propos récents concernant les recommandations de la CCDH dans le contexte de la lutte contre la criminalité organisée, y compris la traite des êtres humains.

"Monsieur le Ministre,

La [CCDH] vous écrit à propos de vos mentions du 5ᵉ rapport sur la traite des êtres humains que la CCDH a publié en tant que rapporteur national sur la traite des êtres humains le 29 janvier 2026. Vous vous y êtes en effet référé à plusieurs reprises et vous affirmez, plus précisément dans votre réponse à la question parlementaire n°3741 du 9 mars 2026, que vous vous engagez à lutter contre la criminalité organisée en suivant les recommandations de la CCDH, notamment par un renforcement des effectifs, une approche multidisciplinaire et un échange international d’informations.

La CCDH salue votre intention de suivre les recommandations du rapporteur national et s’attend à ce que l’ensemble de ses critiques et recommandations soient mises en œuvre. La CCDH a notamment souligné la nécessité d’une coopération transfrontalière et d’une approche multidisciplinaire, en insistant sur le fait que celles‑ci doivent viser la réduction de la précarisation des personnes, l’application rigoureuse du principe de non‑punition des victimes potentielles de traite et la prise en compte systématique des vulnérabilités. Dans son rapport, la CCDH indique aussi que « [l]es débats publics autour de la mendicité sont souvent fortement politisés et basés sur des stéréotypes discriminatoires, alimentant la stigmatisation et la précarisation des populations ciblées. Des amalgames dangereux sont fréquemment faits entre mendicité simple, forcée, organisée ou agressive. Les mesures législatives et réglementaires prises à ce jour ne sont ni basées sur les droits humains, ni sur la lutte contre la traite des êtres humains. Elles suivent avant tout une logique sécuritaire, pénalisant davantage les victimes potentielles, et continuent à être maintenues malgré leur inconstitutionnalité et inconventionnalité apparente ».

La CCDH est donc quelque peu étonnée d’apprendre que vous estimez que la CCDH approuverait des patrouilles conjointes, impliquant la présence d’officiers de police roumains sur le territoire luxembourgeois, comme moyen adéquat pour lutter à la fois contre la mendicité forcée (qui constitue une forme de traite) et la mendicité organisée (qui n’en relève pas forcément et ne devrait pas, en tant que telle, être répréhensible). En ciblant de surcroît spécifiquement une partie de la population par cette mesure que vous qualifiez de « dissuasive », vous risquez d’alimenter les risques d’amalgames et de stigmatisation précités. De plus, sachant que la lutte contre la traite passe avant tout par la mise en place d’une protection effective des victimes potentielles, cette mesure principalement répressive – qui ne semble par ailleurs pas s’inscrire dans une approche multidisciplinaire – risque de s’avérer contre‑productive et contraire aux recommandations du rapporteur national, du Groupe d’expert sur la lutte contre la traite des êtres humains du Conseil de l’Europe (GRETA) ou encore des rapporteurs spéciaux des Nations Unies.

Il nous importe dès lors de souligner que vos références aux recommandations de la CCDH sont le résultat d’une simplification maladroite et hors contexte de ce que la CCDH a écrit dans ses récents rapports sur la traite des êtres humains qu’elle a exposé à la Chambre des Députés. Sans vouloir entrer dans les détails, nous vous invitons de même que tout autre acteur ayant pris part à cette décision à relire le rapport que la CCDH vous a adressé dans le cadre de son rôle de rapporteur national sur la traite des êtres humains. Vos propos, Monsieur le Ministre, illustrent les préoccupations que la CCDH y exprime.

Cela étant, la CCDH vous invite à vous inspirer avec précision et sérénité des positions de la CCDH qui se fondent sur les droits humains afin de développer les mesures que vous entendez prendre. Elle reste bien évidemment à votre disposition pour tout échange à cet égard.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre considération distinguée."

Pour plus d'informations sur la mission de la CCDH en tant que rapporteur national sur la traite des êtres humains, ainsi que sur ses recommandations adressées au gouvernement et au parlement en la matière, elle renvoie à son 5e rapport sur la traite des êtres humains portant sur les années 2023-2024.