vendredi 8 mai 2026

Un enjeu social et économique

 

L‘auteur met le gouvernement devant ses responsabilités en rappelant l‘accord de coalition, qui prévoit des cours de langues obligatoires pour les réfugiés, indispensables pour aborder le marché de l‘emploi avec succès


L’emploi des réfugiés au Luxembourg est au centre des préoccupations du Collectif Réfugiés. Récemment le sujet était largement abordé lors d’une conférence et d’une table ronde. Experts internationaux et nationaux, témoignages de réfugiés et d’employeurs, retours d’expérience des responsables associatifs en ont tracé un portrait mi-figue, mi-raisin, et ce en l’absence de responsables politiques.

Un fil rouge — fruit de l’évidence — a parcouru toutes les contributions et témoignages, à savoir la nécessité de connaissances linguistiques pour aborder le marché de l’emploi. De nombreuses initiatives de terrain essaient d’y répondre. L’exemple de l’Allemagne sort du lot: 800 heures de langue (et 100 heures sur le vivre-ensemble) y sont attribuées aux réfugiés!

Dans une situation linguistique plus complexe, le gouvernement luxembourgeois semble partager le constat, puisque l’accord de coalition de 2023 note à la page 187: „Le gouvernement organisera des cours de langues et de vivre-ensemble pour tous les DPI (demandeurs de protection internationale). Ces cours seront obligatoires.»

Dès lors une seule question demeure : qu’attend le gouvernement pour réagir ou comme le disait le Premier ministre au Mäertchen le 29 avril : «(...) all Ministeren an der Regierung (hunn) sech derzou engagéiert den Koalitiounsaccord ëmzesetzen (...)»

Deux ans et demi de passés, deux ans et demi encore pour y arriver!

Serge Kollwelter,
Luxembourg-Kirchberg

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